Actualité - Le Procès

Procès contre les militants
arrêtés le 12 février 2007




Audiences d’automne des italiens en procès

Le procès a repris après la pause estivale. Rassemblés un temps à Siano, les prisonniers ont été transférés vers le siège du procès en subissant plusieurs vexations et violences de la part du personnel pénitentiaire. Certains ont reçu des coups à la prison “modèle” de Rebbibia (Rome).
Les dernières audiences ont permis aux accusés de dénoncer les violences subies, de justifier politiquement les mesures de protection militante. Elles ont surtout consitué un ballet d’agents de la police politique (Digos) venus expliquer (cachés!) certaines techniques d’espionnage et les résultats obtenus.
Les camatrades ont quitté une audience en protestation à la saisie de documents de défense: à cette occasion une unité s’est manifestée entre les divers acteurs du procès malgré la diversité des rôles, des positions politiques et des positions au procès.
Il semble aussi de plus en plus évident que Valentino Rossin, coinculpé qui a accepté de témoigner, aurait bénéficié d’un “accord” discret évoqué par certains agents. Il bénéficie actuellement de sa liberté au détriment de ses ex-camarades.
Bonne nouvelle pour finir: les prisonniers aux arrêts domiciliaires ont enfin obtenu le droit d’écrire à leurs coinculpés ainsi qu’à des proches et sympathisants.

 



 

Calendrier des audiences du procès cet hiver:

décembre
le 4, 10, 15, 18
janvier
le 22, 23, 26
février
le 2, 5, 10, 16, 20, 23
mars
le 3, 18, 26, 27, 31

Octobre2008

 


 

 


Septembre


La situation des prisonniers à la réouverture du procès


Voici, avant la réouverture du procès le 6 octobre 2008, un petit résumé de la situation des camarades italiens.
L’essentiel des audiences a jusqu’ici été consacré à des questions de procédures (examen des parties civiles, demandes de la défense, discussion des modalités du procès…)
Ont été admis comme parties civiles le parti fasciste Forza Nuova (cible d’une action), l’économiste Pietro Ichino qui aurait été cité dans des conversations épiées, et finalement l’Etat.
Le journal Libero ou le syndicat CGIL ont été déboutés. La protestation des inculpés et la mobilisation de la salle ont permis d’obtenir quelques avancées, notamment de comparaître à plusieurs par box, ou de pouvoir bénéficier de supports écrits lors des audiences. Mais ces petites victoires sont à chaque fois remises en question.
L’ensemble du procès se déroule sous tension, avec des clins d’œil appuyés aux procès brigadistes (notamment la mise en scène de policiers témoignant cachés). Lors des toutes dernières audiences, la cour a interrogé des agents de la Digos (police politique italienne) de Milan et Turin, responsables des écoutes et des filatures ayant mené aux arrestations.
Après la grève de la faim de six camarades, l’isolement complet de Vincenzo Sisi a été levé, de même qu’une partie des dispositions vexatoires pour les autres inculpés. Mais les camarades aux arrêts domiciliaires restent interdits de tout contact, et la centralisation des prisonniers n’est pas encore effectuée. Les prisonniers bénéficient aussi de soins tout particuliers dus à leur statut politique, notamment l’enfermement à Indice de Vigilance Elevé qui rend les contacts plus difficiles. De même, à la demande de la procureur, des textes politiques sont régulièrement saisis dans les affaires des prisonniers alors même qu’ils constituent.
Enfin, notons qu’une commission rogatoire les a interrogés – en vain - sur les événements belges de juin à la fin de la 8e audience. Il avait d’ailleurs été question, lors d’une autre audience, des arrêté-e-s belges et de leurs liens possibles avec les inculpés italiens.

Contributo dei militanti PC p-m per il processo contro “mg” a Berlino

L’Associazione Solidarietà Parenti e Amici degli Arrestati il 12 febbraio 2007, invita a partecipare: lunedì 6 ottobre 2008 Presidio di Solidarietà - Tribunale di Milano - ore 9.00.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juillet

7e audience
Lettre sur la 6e et 7e audience

juin

6e audience:

Comunicato dell’Associazione di Solidarietà parenti e amici degli arrestati il 12 febbraio 2008 Sesta udienza


5e audience:

Comunicato sulla quinta udienza del processo in corso a Milano contro i compagni arrestati il 12/02/2007.

Lettre sur la 5e audience

mai

NO ALL'ISOLAMENTO CARCERARIO
déclaration de Claudio Latino et Davide Bortolato

4e audience
Comunicato dell’Associazione di Solidarietà parenti e amici degli arrestati il 12 febbraio 2008

quarta udienza

Lettre de l'avocat Me Pelazza de Vincenzo Sisi

Chronique et lettres de la troisième audience

29 avril

DOCUMENTO ALLEGATO AGLI ATTI DELL’UDIENZA DEL 15.04.2008   ALLA CORTE DI ASSISE DI MILANO   SULLA QUESTIONE DEL PROCESSO POLITICO

INTERVENTO DI CLAUDIO LATINO ALL’UDIENZA DEL 15-04-2008 ALLEGATO AGLI ATTI

25 aprile: ora e sempre resistenza

Chronique 3e audience
Chronique 2e audience

31 mars

Ecrire aux prisonniers

28 mars 2008

Photos manifestation de solidarité à Lille 27 mars 2008


Communiqué sur la première audience du procès
en français
en italien

REVOLUTION OU CONTRE-REVOLUTION
document des militants pour la constitution du Parti Communiste Politico-Militaire
en français
en italien


Tract de l'Association des Parents et Amis des arrêtés du 12.02.07 pour le procès - mars 2008
en italien
en français

15 Mars 2008

Le camarade Michele Magon, dernier arrêté dans l’enquête sur le PCP-M, est aux arrêts domiciliaires depuis le 13 mars. Il ne peut cependant avoir de contacts qu’avec sa famille la plus proche.
Comme les autres camarades italiens aux arrêts domiciliaires, il lui est interdit de communiquer par courrier. Les amis des prisonniers dénoncent cet état de fait, puisqu’en prison l’échange postal était permis –y compris avec ses coinculpés-.
Le procès des camarades commence le 27 mars à Milan.

Alfredo Davanzo a été transféré à Vigevano et est sorti de l’isolement, comme le camarade Andrea Scantamburlo. Quelques jours après la fin de leur grève de la faim, c’est une victoire de la solidarité.
Le camarade Michele Magon, dernier arrêté dans l’enquête, est toujours à l’isolement (il ne bénéficie même que rarement de la promenade). Dernières nouvelles, son sort a été lié à celui de ses camarades : il est également renvoyé devant la cour d’Assises pour le procès qui débute le 27 mars.
Les adresses ont été mises à jour dans notre page dédiée aux prisonniers.

I compagni in sciopero della fame contro l'isolamento lo hanno interrotto. Alfredo Davanzo e Andrea Scantamburlo sono ancora sottoposti a questo barbaro trattamento.
La mobilitazione che si è sviluppata attorno alla lotta dei prigionieri ha dato loro forza e slancio e ha fatto uscire dal silenzio il fatto che in Italia si pratica arbitrariamente la tortura bianca dell'isolamento.
Si avvicina la data di inizio processo che si svolgerà a Milano presso la prima Corte d'Assise del tribunale con inizio alle 9.30.
La mobilitazione per portare solidarietà ai compagni processati si sta sviluppando sia in Italia che in Europa.

 
E' stata fatta dagli avvocati difensori la richiesta di avvicinamento dei compagni in condizioni che rispettino il diritto alla difesa.
 
Invitiamo tutti a mobilitarsi per la partecipazione il 27 marzo.
E' a disposizione un video sull'inchiesta e dei manifesti oltre che opuscoli e vari materiali sull'inchiesta.
Chiunque è interessato può inviarci una mail.
Siamo disponibili a partecipare ad iniziative di dibattito
L'Associazione Solidarietà Parenti e Amici

Traduction
Les camarades en grève de la faim contre l’isolement l’ont interrompue. Alfredo Davanzo et Andrea Scantamburlo sont encore soumis à ce traitement barbare.
La mobilisation qui s’est développée autour de la lutte des prisonniers leur a donné de la force et du courage et a fait sortir du silence le fait qu’en Italie on pratique arbitrairement la torture blanche de l’isolement.
La date du début du procès se rapproche ; il se tiendra à Milan devant la première cour d’assises du tribunal, dès 9h30.
La mobilisation pour apporter notre solidarité aux camarades du procès se développe en Italie et en Europe.

 
Les avocats de la défense ont fait la requête du rapprochement des camarades, dans des conditions qui respectent le droit à la défense.
Nous vous invitons tous à vous mobiliser pour la participation du 27 mars.
Une vidéo sur l’enquête est disponible, ainsi que des manifestes et des opuscules, ou divers matériels sur l’enquête.
Ceux qui sont intéressés peuvent nous envoyer un e-mail.

Nous sommes disponibles pour participer à des initiatives de débat.

janvier 2008
Les audiences préliminaires du procès pour association subversive des camarades italiens arrêtés le 12 février 2007 se sont closes à la fin décembre.

Tous les camarades sont finalement renvoyés au procès, qui commencera le 27 mars 2008 devant la cour d'assises de Milan.

La procureur se prononcera dans les prochaines semaines au sujet des arrestations domiciliaires.
Les camarades seront probablement bientôt transférés.
L'Association des Parents et Amis en Italie invite à écrire et à contribuer aux frais du procès.

 

29 novembre 2007
Ce mardi 27 novembre à 5h du matin, des agents masqués des polices italiennes UCIGOS et DIGOS (de Milan, Padoue et Venise) ont fait irruption chez trois camarades, ont perquisitionné et les ont arrêtés. Cette opération était coordonnée par la procureur Boccassini, en charge du dossier des « arrêtés de février ». Les arrêtés sont Michele (un camarade actif dans le centre social occupé Gramigna) et Andrea (qui retourne ainsi en prison après des arrêts domiciliaires). Les flics ont également saisi la voiture d'un autre camarade de la Gramigna. Andrea est accusé de « transport d'armes » présumé, alors que Michele est accusé de « concours externe à une association subversive ». Ce dernier ne peut avoir le moindre contact avec l'extérieur durant cinq jours.

Ces arrestations, à quelques jours des audiences préliminaires du procès des camarades italiens (le 12 décembre), suivent de près les arrestations de militants de la Gramigna (expulsée durant l'été) lors d'une manifestation ce 24 novembre.

Les camarades de lutte en Italie appellent à une manifestation ce 12 décembre devant la prison de San Vittore à Milan, où une partie des camarades sont encore incarcérés sous régime d' « indice élevé de surveillance ». D'autres camarades soumis à ce régime spécial à la prison de Catanzaro ont organisé une action dans la prison pour exiger que la direction accepte de discuter de leurs demandes.


 


6 juillet 2007: nouvelles arrestations

Au cours de la nuit du 6 juillet dernier, des agents de la brigade politique ont arrêté deux personnes et mené une série de perquisitions dans le cadre de l'enquête autour de l' « Opération Tramonto », qui avait mené à quinze arrestations en février. Il s'agit à présent de Giampietro Simonetto (19 ans) et Andrea Tonello (52 ans, employé du Gaz à Padoue).

Nous avons repris leurs adresses dans la section « prisonniers » de notre dossier sur les arrestations de février en Italie.

L'Association de Solidarité des Parents et Amis des Arrêtés invite à envoyer des cartes ou des lettres de solidarité. Ils renouvellent également leur invitation à écrire aux autres camarades détenus et aujourd'hui dispersés dans des prisons à travers toute l'Italie. Durant l'été la détention est plus difficile et il est nécessaire de leur faire sentir qu'ils sont toujours soutenus.
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1
4 camarades arrêtés en février en Italie sont soumis à des conditions de haute sécurité qui correspondent à un isolement partiel.
La prochaine échéance est la fin de l'enquête, (annoncée avant l'automne ?).
On saura alors qui est renvoyé devant la justice, et sous quelles inculpations.


Les faits

 

Le 12 février 2007, l'opération Tramonto (« crépuscule ») est déclenchée en Italie : 500 flics cagoulés et armés perquisitionnent, défoncent et pillent 80 appartements et centres du mouvement politique, et arrêtent 15 camarades. Centrée sur le Nord de l'Italie (Milan, Turin, Padoue, Trieste…), l'opération s'étend jusqu'en Suisse. Les 15 arrêtés sont communistes, étudiants et ouvriers impliqués dans les luttes sociales contre la guerre et l'exploitation. Ils sont accusés du chef des articles 306 (bande armée) et 270bis (association subversive avec finalité terroriste), tous deux récupérés du code fasciste Rocco (et périodiquement dépoussiérés pour frapper les révolutionnaires).

Une campagne médiatique agressive se déclenche : les journaux étalent les visages et les noms à la Une, consacrant jusqu'à douze pages à la nouvelle ! Les pires accusations sont imprimées. Toute forme de solidarité est criminalisée : le lendemain quatre proches sont arrêtés pour avoir apposé des affiches de soutien. Comme les 15 arrêtés, les personnes trop proches ou impliquées dans l'enquête sont toutes expulsées du syndicat CGIL, qui ira jusqu'à proclamer une journée de grève contre la violence. La direction accuse notamment certains délégués -actifs depuis des décennies- d'être des « infiltrés ».

La police espionnait en fait de larges secteurs du mouvement communiste, avec des moyens démesurés : micros dans les appartements, les restaurants (pour convaincre les patrons, on avait prétendu que l'opération visait des pédophiles), les voitures ; filatures ; GPS pour localiser les véhicules ; écoutes téléphoniques,… Quelques jours avant l'opération, des camarades du centre de documentation « Filorosso » de Foggia avaient ainsi trouvé un micro dans un véhicule.

Le cadre politique italien

 


Il faut resituer l'opération, qui se déroule dans un contexte très tendu : le gouvernement de centre-gauche fonctionne sur une courte majorité, et son aile gauche (réformiste) relaie en partie la protestation contre la présence militaire en Afghanistan, contre la collaboration à des activités illégales de la CIA sur le territoire, ou encore contre l'extension des bases américaines (comme à Vicenza).

Quelques jours après l''opération doit se tenir une manifestation de masse devant la base US de Vicenza en cours d'extension(qui sera un succès malgré les prévisions alarmistes du gouvernement).Malgré les menaces des dirigeants d'appareils, des centaines de manifestants défilent derrière le calicot de solidarité avec les 15.

Peu après, Prodi procède à un remaniement gouvernemental : pour conserver leurs postes, les élus de la gauche devront s'engager formellement à ne plus mettre en cause la politique militaire italienne. Cette hégémonie permettra une augmentation de l'autorité de Prodi, et lui permettra de fondre en mai son parti des « Démocrates de Gauche » avec le parti chrétien, créant ainsi un large « Parti Démocratique » centriste.

Cet alignement de la gauche institutionnelle sur la ligne gouvernementale (elle a accepté récemment de participer au bouclier anti-missiles US) n'empêche pas les militants de base, communistes, syndicalistes, d'exprimer leur solidarité avec les arrêtés en une grande vague qui se poursuit aujourd'hui.

Les accusations

 


Les camarades sont accusés d'avoir voulu refonder une organisation de lutte armée en Italie. Pour l'instant deux arrêtés seulement se sont officiellement déclarés « Militants pour la constitution du Parti Communiste politico-militaire » : Alfredo Davanzo et Vincenzo Sisi.

Pour le reste, il faudra probablement attendre que les prisonniers puissent se rencontrer et discuter afin d'établir une position commune (c'est actuellement impossible, dans les conditions de détention de « très haute sécurité ».

Il paraît déjà clair qu'une partie des arrêtés étaient étrangers au projet en construction, et ont été arrêtés pour criminaliser et contrôler leur activité communiste dans les syndicats, dans la solidarité, dans des collectifs ou des centres sociaux. Pour d'autres, la découverte (apparemment) par la police d'armes et de munitions sera un argument très lourd dans le futur procès.

Parallèlement, la semi-liberté d'un camarade des BR-PGPM, Marcello Ghiringhelli, a été suspendue même si il n'est pas impliqué dans l'enquête : les policiers ont noté qu'il n'était pas sûr qu'il ait abandonné ses idées révolutionnaires.

La solidarité

 


L'élan de solidarité a amené à la création d'une Association de Solidarité des Parents et Amis en Italie, dont chaque réunion voit la participation de plus d'une centaine de personnes, amis, parents, camarades ou collègues. Ils aident concrètement les prisonniers, et font également circuler l'information, les lettres des camarades et leurs déclarations. Cette activité de solidarité est elle aussi criminalisée (ainsi, la détention ou la diffusion de certaines déclarations peut mener à une arrestation, selon les lois sur les « délits d'association »). Les camarades sont accusés des pires insultes dans la presse ; au niveau individuel certains ont été lâchés par la direction syndicale, leur employeur ou leur collectif (comme une radio associative, qui a procédé au licenciement). Ceci en l'absence de toute évidence judiciaire ou de tout délit, si ce n'est la solidarité.